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lundi 19 janvier 2009

Peau des hommes *

Caractéristiques

La peau de l’homme présente des différences notables avec celle de la femme.

  • La peau de l’homme est plus épaisse
    Elle est environ 24% plus épaisse que celle de la femme. Son épaisseur diminue régulièrement avec l’âge, alors que cette diminution n’apparaît chez la femme qu’à partir de 55/60 ans.
  • La peau de l’homme est plus ferme, plus élastique
    Plus riche en collagène, substance responsable de la tonicité de la peau, la peau de l’homme est nettement plus ferme.
    Si la peau de la femme vieillit progressivement à partir de 25 ans, la peau masculine est à l’abri jusqu’à 30 ans puis le vieillissement se produit brusquement pour se stabiliser vers 50 ans.
  • La peau de l’homme est plus grasse
    Le taux d’hormones mâles, responsables d’un système pileux plus important, génère une sécrétion sébacée plus importante que chez la femme et ce quelque soit l’âge.
    La peau masculine est donc plus grasse et plus acide.
  • La peau de l’homme a un système pileux plus développé

Spécificité de la peau des hommes

Le rasage : Une agression quotidienne

Pour 40% des hommes, l’épreuve quotidienne du rasage est vécue comme une véritable corvée. Moment important, le rasage est réputé comme une opération « difficile » voir même douloureuse pour les peaux sèches et sensibles.



Le rasage, un geste quotidien
Le rasage est véritablement une agression quotidienne qui peut être l’ennemi n°1 de la peau masculine s’il est répété de façon agressive et inadéquate.

  • Il élimine le film hydrolipidique protecteur de surface.
  • Il abrase les couches cutanées superficielles.
  • Il entraîne un dessèchement et une déshydratation cutanée.
  • Il augmente la sensation de tension et de cuisson.
  • Il irrite, tire, coupe, enflamme l’épiderme.
  • Il augmente les risques d’infection.

Lors du passage du rasoir, le poil présente une certaine résistance qui crée de petites érosions épidermiques ou microtraumatismes.

L’épiderme ainsi fragilisé est susceptible de s’infecter entraînant des désagréments divers et douloureux. Le risque allergique doit également être signalé.

  • Si le rasage est électrique, il faut avant tout favoriser l’activité pilomotrice, c’est à dire relever et durcir les poils
  • Si le rasage est mécanique, il faut assouplir, ramollir les poils pour qu’ils opposent le moins de résistance possible afin d’en effectuer une coupe sans traumatisme pour la peau. On parle alors de rasage humide.

Par ailleurs, l’agression quotidienne du rasoir entraîne une abrasion cutanée (coupure, etc) qui crée une porte d’entrée au staphylocoque doré.

Les folliculites se manifestent par de petits boutons d’origine infectieuse souvent localisés au niveau du cou. C’est une imperfection désagréable et inesthétique qu’il vaut mieux éviter, surtout si la peau est sensible.

Exemple de de folliculite de la barbe


* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/toolkit/flash/site.php?langueHtml=fr

Imperfections du teint *

Les conseils de votre dematologue

Les imperfections cutanées sont très nombreuses et ont des aspects divers. Certaines sont congénitales, on les appelle parfois « tâches de naissance », : taches claires, dépigmentées, taches couleur « café au lait », taches rouges des angiomes.
Parfois il s’agit d’une dermatose acquise.

Exemple de vitiligo

Les dermatologues sont très attentifs à ce que, dans toutes les situations évoquée, vous puissiez bénéficier des meilleurs soins, à la fois préventifs et curatifs.

Les principaux éléments de prévention sont:

  • Un traitement aussi précoce et efficace que possible des dermatoses inflammatoires.
  • Une protection solaire adaptée.
    La plupart des taches pigmentées sont soit provoquées soit aggravées par le soleil. On choisira des produits de fort indice et à large spectre, et des formes galéniques permettant une bonne adhésion à la peau et une bonne rémanence.
  • Adopter des produits « haute tolérance ».
    L’utilisation de produit d’hygiène et de soins formulés avec les principes de la haute tolérance permet d’éviter les irritations qui peuvent survenir en cas d’intolérance ou d’allergie à un constituant des cosmétiques.

Malgré ces précautions, il arrive toutefois que des imperfections ne puissent être ni efficacement prévenues, ni traitées de façon suffisamment satisfaisante par les moyens actuels et donnent lieu à des imperfections passagères ou permanentes.

Le maquillage Dermatologique

Le maquillage correcteur est une arme importante dans l’arsenal du dermatologue. Qu’il s’agisse d’une situation transitoire (suites de chirurgie dermatologique), ou d’imperfections durables, une bonne utilisation des techniques de maquillage médical permet d’obtenir des résultats véritablement étonnants.

  1. Des mesures de camouflage pourront s'adresser à:

    Des affections dermatologiques comme:
    • Les angiomes, le vitilligo, l’eczéma, le psoriasis,
    • La couperose, la rosacée, l’acné et les cicatrices d’acné, la dermite séborrhéique, le chloasma (masque de grossesse)

    Des suites de dermatologie interventionnelle comme :
    • Les lasers, les dermabrasions, les injections de comblement, les peeling…

    Des suites d’actes chirurgicaux comme :
    • Les liftings, les blépharoplasties, les rhinoplasties…

  2. Les principes de base de la correction des imperfections cutanées sont très simples :

• La superposition de 2 couleurs complémentaires dans le cercle chromatique les neutralisera :

- Le vert neutralise le rouge (couperose, cicatrices, angiomes...)

- Le jaune neutralise le violet (cernes bleutés, varices,...)

• Les fards clairs rehaussent et les fards sombres creusent.
C’est en jouant sur ces contrastes que l’on peut rectifier la forme du visage, atténuer les cicatrices ou les dépressions et masquer les dyschromies.

• Le blanc unifie légèrement et accroche la lumière.

Pour obtenir un maquillage naturel, il faudra suivre 5 étapes :

  1. Nettoyer soigneusement la peau.
  2. Appliquer une base de maquillage adaptée à la sécheresse et à la sensibilité cutanée.
  3. Masquer les imperfections avec les Correcteurs de Couleurs (vert ou jaune en fonction de la couleur de l’imperfection).
  4. Unifier le teint avec un fond de teint fluide ou une crème de teint compacte.
  5. Fixer le maquillage avec les poudres.

Conseils / Astuces

D’après Joëlle Nonni
Responsable de l’atelier de maquillage médical de la Station thermale d’Avène

Quelques conseils pratiques

  • Les maquillages épais ont tendance à augmenter les reliefs, accrocher les regards et accentuer la sensation de camouflage.
  • Utiliser toujours le maquillage en petite quantité car il est plus facile d’en rajouter que d’en retirer.

Quelques astuces

• Pour neutraliser les lésions avec un correcteur : déposez le correcteur en tapotant du bout du doigt. Sur les cicatrices, préférez un pinceau fin.

• Superposez le fond de teint compact, en tapotant.
Ne pas frotter, vous déplaceriez la correction.

• Pour fixer : appliquer la poudre avec un gros pinceau.
Pour plus de transparence, terminer en passant le pinceau de l’extérieur vers le centre du visage.

• Pour prolonger la tenue du maquillage : vaporiser une légère brume d’eau thermale.

• Pour dissimuler les boutons d’acné : estomper les contours des boutons avec un coton tige.

Questions-Réponses

Les taches de naissance vont-elles s'atténuer ?

Il y a de nombreuses variétés de taches de naissance et il est toujours nécessaire de prendre l’avis d’un spécialiste pour obtenir toutes les informations utiles, faire des examens médicaux si nécessaire, et savoir si des traitements sont disponibles.
En effet, certaines taches de naissance comme les angiomes (taches de vin) peuvent maintenant être atténuées plus ou moins complètement par les lasers si le traitement est précoce. En cas de taches de naissance qui persistent, le recours au maquillage correcteur apporte une solution tout à fait satisfaisante.

Comment atténuer les cicatrices ?

• Cicatrices déprimées (en creux) : Après avoir unifié avec la crème de teint compacte, déposez un peu de correcteur jaune dans la cicatrice (le clair augmente le volume et la cicatrice semble moins profonde).
• Cicatrices en relief : Après avoir unifié le teint, déposez une touche d’une crème de teint compacte un peu plus sombre que la précédente (les couleurs foncées semblent diminuer le volume).

Comment déterminer la couleur du fond de teint adapté à notre carnation ?

La teinte des mains étant souvent similaire à celle du visage, on peut s’aider de la zone située à la base du pouce (jonction paume - dos de la main).
Appliquer le fond de teint sur la zone plus claire. La teinte la plus proche de la zone foncée sera celle qu’on retiendra. Si vous préférez un ton plus clair ou plus foncé, vous choisirez un ton en dessous ou un ton au-dessus.
En général, les tons clairs rajeunissent plus le visage que les tons foncés.

Comment obtenir une meilleure tenue du maquillage ?

L’utilisation des poudres en fin de maquillage permettra de bien fixer le maquillage et d’améliorer sa tenue. Pour l’application, balayer l’ensemble du visage horizontalement et verticalement de façon à mieux fixer le fond de teint ou la crème teintée. Pour un résultat harmonieux, vous pouvez choisir 2 teintes :
• Translucide pour fixer le fond de teint et éclaircir le regard ;
• Soleil pour obtenir un effet bonne mine, en fard à joues.


* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/toolkit/flash/site.php?langueHtml=fr

Peau de Bébés*

La peau délicate des bébés

La peau est un organe précieux et indispensable ; dès la naissance, elle joue un double rôle: psychologique et physiologique.

La fonction psychologique de la peau

La personnalité de votre bébé se construit dans un échange permanent avec les personnes de son environnement.
Ce contact "de peau à peau" est le premier contact de l'enfant avec le monde qui l'entoure.
Voilà pourquoi tous les soins, et en particulier les soins d'hygiène, les bains, les changes, sont des moments privilégiés de contact avec lui.
Ainsi, en liant la fonction d'hygiène cutanée à la vie affective de votre bébé, vous avez le pouvoir de créer de multiples instants de douceur, d'amour et d'échange.

La peau, barrière physiologique

Il est important que l'intérieur de l'organisme soit bien séparé du monde extérieur. Pour ce faire, la peau construit une structure hautement différenciée : la couche la plus superficielle de la peau, assurant la fonction de barrière de la peau.

Les fonctions de la barrière épidermique sont :

  • Empêcher les pertes en eau de l'organisme ;
  • Empêcher les pertes de chaleur de l'organisme ;
  • Empêcher la pénétration des microbes présents à la surface de la peau ;
  • Exercer une protection contre les traumatismes divers.

Toutes les lésions de la peau sont susceptibles de perturber la fonction de barrière :

  • Les plaies, les écorchures et les brûlures même superficielles ;
  • Les traumatismes les plus minimes comme, par exemple, le fait d'arracher un sparadrap posé sur la peau ;
  • Toutes les irritations, et la plus importante chez les bébés est l'irritation que subit la peau sous les couches (si les urines et les selles restent trop longtemps à son contact) ;
  • Toutes les maladies de peau, comme par exemple l'eczéma atopique (dermatite atopique), fréquent chez les bébés, qui associe rougeurs et prurit provoquant le grattage et donc l’irritation de la peau.

Spécialistes des peaux sensibles, les Laboratoires Dermatologiques Avène, disposent d'une ligne de produits d'hygiène et de soins dont l'Eau thermale d'Avène est le principe actif essentiel.

Les Conseils de votre médecin

Les bébés bénéficient d’un suivi médical très attentif au plan de la croissance générale, de l’alimentation, et du développement neurologique et intellectuel.

1 - Les anomalies cutanées :

Les taches de naissance
Elles sont souvent un sujet d’inquiétude.
Certaines sont transitoires, comme les taches rosées de la racine du nez ou de la nuque (marque de la cigogne), qui disparaîtront sans problème.
Mais certaines taches de naissance peuvent persister (grains de beauté, angiomes, …) votre médecin vous indiquera ce qu’il convient de faire.

Les croûtes de lait

Elles sont fréquentes sur le crâne des nourrissons.
Elles sont inesthétiques mais sans gravité.
Il s’agit de plaques jaunâtres, plus ou moins adhérentes, qui ne font pas tomber les cheveux.
Parfois elles s’accompagnent de rougeurs sur le visage, dans les plis, sur les fesses.
Un traitement simple et adapté en viendra à bout rapidement.

L’eczéma des enfants (eczéma atopique, ou dermatite atopique)
Il débute dans les premiers mois de la vie, souvent au niveau des joues et du front, sous forme de plaques rouges, suintantes, qui vont rapidement provoquer des démangeaisons.
Ici aussi des traitements efficaces existent, qu’il faut mettre en oeuvre sans tarder.

Il y a beaucoup d’autres problèmes de peau chez les bébés.
N’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin si vous constatez une anomalie.

2 - Les agresseurs cutanés:

Les urines et les selles
Agresseurs potentiels pour la peau des bébés si elles restent trop longtemps en contact avec la peau, dépassant les possibilités d’absorption des couches.
Même si les changes complets actuels en papier cellulosique ont beaucoup diminué les irritations des fesses (érythèmes fessiers), il convient de rester très vigilant, de changer Bébé très souvent, et d’utiliser pour ses petites fesses des produits de toilette et de protection particulièrement adaptés.

Le soleil
Agresseur dont il faut particulièrement se méfier.
On sait que les bébés sont très sensibles aux coups de soleil, aux coups de chaleur, à la déshydratation.
Donc on recommande de ne jamais mettre un bébé directement au soleil, on le protège par les vêtements, et pour les zones non couvertes on utilise des crèmes solaires d’indice élevé, et de haute tolérance.

Questions-Réponses

Quels sont les principes de la toilette d’un bébé ?

La toilette des bébés a pour but d’assurer une bonne hygiène cutanée, essentiellement pour éviter les infections. Il convient d’utiliser des produits très doux, afin de ne pas irriter ni dessécher la peau.

La peau :
Nettoyez Bébé une fois par jour, au cours du bain : grand moment de détente et de jeux !
Laissez-lui le temps de “barboter”. Ne le privez pas du plaisir de découvrir l’eau, de jouer avec elle.
Lavez doucement bébé, puis rincez-le délicatement avec une attention particulière au niveau des plis.

Les cheveux et le cuir chevelu :
Pensez au shampooing, deux ou trois fois par semaine.
Utilisez un shampooing pour bébés, spécialement conçu pour ne pas piquer les yeux.

En pratique
• N’Utilisez pas de savon ordinaire, trop irritant ou qui risquerait de dessécher la peau.
• Température du bain : 36° - 37°.
• Ne laissez jamais Bébé seul dans son bain ni sur une table à langer.
• Un bain, le soir, a des vertus calmantes et peut ainsi favoriser l'endormissement.
• Toilette des yeux : à l'eau claire ou au sérum physiologique.
• Toilette des oreilles : ne jamais utiliser de coton-tige; seuls les pavillons doivent être nettoyés.
• Toilette du nez : utilisez un peu de coton roulé, imprégné de sérum physiologique pour nettoyer chaque narine, en changeant de coton pour chaque côté.

Que mettre sur la peau de mon bébé ?

Limitez-vous à ce qui est indispensable à la toilette et aux soins de base. Les gammes spécifiques pour bébés suivent des principes stricts de fabrication qui vous donnent toutes les garanties de sécurité.

Que faire en cas de croûtes de lait ?

Nous vous conseillons de les décoller doucement avec une brosse douce après les avoir ramollies avec un produit spécifique.
Si les croûtes persistent ou s’étendent, une pommade médicamenteuse pourra être nécessaire. Votre médecin ou votre pharmacien vous conseilleront.

Comment éviter les rougeurs des fesses ?

Il y a plusieurs types de rougeurs des fesses :

L’érythème fessier classique :
C’est la simple conséquence d’une irritation de la peau de Bébé par ses propres urines et ses selles. La rougeur est caractéristique : elle épargne le fond des plis et se trouve sur les rondeurs des fesses, là où sa peau est en contact avec les couches, les urines et les selles.

Les infections des plis :
Les rougeurs débutent dans le fond des plis, le plus souvent autour de l’anus. L’origine peut être un champignon ou, plus rarement, des bactéries.
Contre les rougeurs des fesses, la prévention est essentielle:
• Changer bébé régulièrement.
• Bien nettoyer les petites fesses, c’est-à-dire plusieurs fois par jour - à chaque change -, afin d’éviter au maximum les contacts entre les urines ou selles et la peau.
• Utiliser une solution nettoyante ou un lait de toilette adapté puis rincer délicatement. En cas d’irritation, une fine brume d’Eau thermale apaisera les petites fesses rouges.
• Sécher avec un linge propre et doux en évitant les frictions.
• Vous pouvez alors appliquer une pâte à l’eau, qui constitue un isolant, sous forme d’un film qui s’interpose entre la peau et ses “agresseurs”.

Si malgré toutes vos précautions, des rougeurs se développent, il faut consulter votre médecin, qui vous indiquera quel traitement appliquer, en plus de ces précautions d’hygiène qui restent toujours valables.

Le soleil est-il vraiment mauvais pour mon bébé ?

Ne nous trompons pas. Le soleil est indispensable à la vie, à la croissance, au moral.
Des enfants qui vivraient sans soleil seraient exposés au risque de rachitisme, par manque de vitamine D (synthétisée par la peau sous l’influence des ultraviolets).
Par contre, d’autres dangers les guettent :
• En cas d’exposition directe au soleil, des coups de soleil qui peuvent être graves (réalisant de véritables brûlures), des coups de chaleur ou des déshydratations qui peuvent avoir de sérieuses conséquences ;
• Même sans accident aigu, on a montré que les enfants qui étaient trop exposés au soleil avaient plus de grains de beauté ensuite et un risque accru de cancers de la peau.


*http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/toolkit/flash/site.php?langueHtml=fr

La cicatrisation*

Les bobos et la cicatrisation

La cicatrisation est une des plus remarquables propriétés des tissus humains. Ainsi, après une plaie cutanée, les tissus profonds se régénèrent pour corriger la plaie et arriver au niveau de la surface normale de la peau. Ensuite l’épiderme se referme à partir des bords de la plaie.

La petite plaie cutanée peut apparaître dans 2 situations différentes:

• Les dermites irritatives :fissures des lèvres et des mains, rougeurs du siège

• Les suites d’interventions

L’ensemble des problèmes liés à la cicatrisation des bobos quotidiens (écorchures, coupures, petites brûlures) ou des boutons, peut-être minimisé si vous adoptez les bons réflexes:

  • En cas de plaie, même minime, (écorchure, brûlure,...), il convient de bien nettoyer, désinfecter, puis aider le processus normal de cicatrisation en appliquant des produits de soin conçus pour favoriser cette réparation tissulaire.
  • Si un corps étranger est profondément incrusté dans la plaie ne tentez pas de l’enlever vous-même, consultez alors votre médecin.
  • Avant de retirer une écharde, désinfectez également la pince que vous utiliserez à l’alcool à 90°.

Fissures des lèvres et des mains

De nombreuses situations peuvent entraîner des fissures: le froid, qui dessèche la peau et les muqueuses, mais aussi le soleil, et certains médicaments.

En matière de gerçure des lèvres, il faut non seulement les traiter mais aussi les prévenir, en hydratant bien les lèvres l’hiver ou dès le début d’un traitement desséchant (traitement des acnés graves) et en se protégeant du soleil.

Rougeurs du siège

Le contact avec les selles et les urines est une cause classique d’irritation du siège.
Le plus important est de changer les bébés fréquemment pour diminuer autant que possible le contact avec les selles et urines irritantes.
A chaque change, nettoyer doucement les fesses à l’eau tiède, avec un linge doux, et sécher soigneusement toujours en tapotant plutôt qu’en frottant. Mais des soins locaux seront nécessaires en cas de rougeurs importantes.

Les Conseils de votre médecin

Prévention des cicatrices:

Le terme de cicatrice recouvre en fait un grand nombre de situations. Parfois, il ne s’agit que de simples hyperpigmentations (« marques brunes »), parfois de petites dépressions, parfois au contraire de cicatrices en relief, simplement hypertrophiques ou chéloïdes.

La prévention des cicatrices est essentielle mais certains traumatismes cutanés sont imprévisibles : une brûlure à la suite d’une imprudence, une petite plaie traumatique, sont des incidents assez fréquents.

Choix des traitements:

Une fois que les cicatrices existent, il n’est pas facile de les soigner. En dehors du cas particulier des cicatrices chéloïdes, que nous n’aborderons pas ici, il faut tout d’abord savoir que la plupart des cicatrices s’améliorent avec le temps.

Les médecins disposent de plusieurs armes contre les cicatrices:

  • Des produits de dermo-cosmétique qui préviennent l’infection, hydratent, lissent le relief, et ont ainsi un effet favorisant la réparation tissulaire.
  • Des médicaments locaux topiques exerçant soit un effet réparateur (rétinoïdes) soit un effet de type peeling (acides alpha ou beta-hydroxylés).
  • Des interventions qui peuvent être des peeling, des abrasions classiques ou au laser, des actions locales sur des cicatrices visant soit à les relever, soit au contraire à les affaisser.

Questions-Réponses

Peut-on accélérer la cicatrisation ?

Le problème n’est pas tant d’accélérer la cicatrisation que de mettre les tissus dans de bonnes conditions locales pour que le processus se déroule normalement. Ce qui veut dire :
• Pas d’infection
• Bonne vascularisation
• Élimination des croûtes, sérosités, et autres dépôts pathologiques.
Des produits dermocosmétiques adaptés permettent de limiter les infections et de favoriser le processus normal de réparation tissulaire.

Pourquoi cicatrise-t-on mal ?

Si la plupart des plaies et blessures finissent par cicatriser, il y a effectivement des différences qui tiennent au type d’agression, à la localisation, et aussi à des facteurs personnels :
• Certaines agressions sont particulièrement traumatisantes pour la peau : par exemple les brûlures profondes laissent en général des cicatrices très inesthétiques. Par contre, les plaies chirurgicales, qui sont tout de suite suturées, donnent généralement de bons résultats
• Il y a aussi des différences selon la localisation : la région pré-sternale, le décolleté, le haut du dos, sont souvent le siège de cicatrices inesthétiques
• Enfin il y a des différences individuelles dont on ne connaît pas la cause. Par exemple, les personnes à peau noire sont plus sujettes aux chéloïdes (cicatrices en relief).

Que faire face à une lésion suintante ?

Un suintement signifie une perte de substance. Celle-ci peut concerner seulement l’épiderme, ou être plus profonde.
Il faut donc assécher le suintement, mais aussi désinfecter. Si la lésion est profonde, votre médecin vous conseillera les soins adaptés.

Quels sont les soins après une intervention dermatologique ?

Quelle que soit la méthode utilisée : Chirurgie traditionnelle (bistouri, curette), Lasers, Cryothérapie (azote liquide), Electrochirurgie (bistouri électrique)... le résultat esthétique est en principe excellent.
Le médecin crée une brèche cutanée plus ou moins profonde, qui cicatrisera en une quinzaine de jours environ.
Pendant cette période, des soins dermocosmétiques antibactériens, réparateurs et asséchants (si suintement) maintiendront la région opérée propre, favoriseront la réparation physiologique et amélioreront le confort cutané.

Que faire en cas de brûlure ?

En cas de brûlure superficielle, le premier geste d’urgence est de refroidir la partie atteinte :
• Laisser couler doucement l’eau froide pendant 15 minutes,
• Ne pas utiliser de glace,
• N’appliquer ni huile, ni beurre sur les lésions,
• Un pain sans savon est utile pour nettoyer la brûlure sans irriter la peau,
• Attention, une brûlure peut s’infecter, surveillez-la,
• L’application d’une crème spécifique va apaiser, limiter les risques d’infection et aider à la réparation de la peau.

En cas de brûlure plus sévère :
• Surtout ne pas retirer les vêtements brûlés qui adhèrent à la peau,
• Recouvrir la brûlure avec un tissu propre et sec,
• Demandez conseil à votre pharmacien ou consultez votre médecin,
• Appelez les secours, si nécessaire.


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L'Acné*

La puberté et les problèmes de peau

Savez-vous que 95% des garçons et 83% des filles ont de l’acné ?

L’acné est un des premiers signes de la puberté, phénomène de transformations liée à la «mise en route» des glandes reproductrices par stimulation surrénalienne (des ovaires chez les filles, des testicules chez les garçons). Ces glandes produisent des hormones qui vont «inonder» l’organisme.
L’acné est liée à une sensibilité exacerbée de la peau, et tout particulièrement des glandes sébacées.

Ainsi, sous l’effet des hormones appelées androgènes, les glandes sébacées augmentent de volume, sécrètent plus de sébum, la peau se met à briller, les pores se dilatent puis apparaissent points noirs et boutons.
Une fois le mécanisme de l’acné mis en marche, son évolution est très variable : un traitement dermatologique efficace permettra d’attendre la guérison spontanée, en quelques mois ou années.
Mais il arrive aussi que l’acné persiste bien au-delà de l’adolescence, en particulier chez les femmes, notamment à la partie inférieure du visage.
Cette acné, dite «tardive» est en fait relativement fréquente. Elle concerne plus le tronc chez les hommes.

L’hyperséborrhée

C’est l’étape initiale de toute acné.
Le sébum est sécrété en trop grande quantité et la peau brille.

L'acné rétentionnelle

Puis le sébum s’écoule mal et s’accumule à l’intérieur des follicules sébacés entraînant ainsi la formation de comédons ouverts, les points noirs, ou fermés, les microkystes.

L’acné inflammatoire

Enfin, la prolifération de microbes (Propionibacterium acnes) et surtout le déversement du sébum dans le derme qui attire les cellules immunitaires vont déclencher l’apparition d’une inflammation et d’un bouton rouge, la papule, puis purulant, la pustule.

L’acné nodulo-kystique

La dilatation et l'inflammation des glandes sébacées peuvent aboutir à de véritables nodules suppurants.

Les conseils de votre médecin

Les traitements médicamenteux:

A chaque forme correspond un traitement particulier. Voyons quels sont les traitements à la disposition de votre médecin, parmi lesquels il (elle) choisira les plus adaptés à votre cas.
Il existe des traitements locaux ou oraux selon le type d’acné :

  1. Des traitements locaux pour une acné légère
    Une acné légère, c’est une peau grasse, des points noirs, des microkystes (comédons fermés), quelques papules (boutons rouges), peu ou pas de pustules (boutons blancs), pas de kystes.
    Ces traitements peuvent être :
    - Comédolytiques : Favorisent l’expulsion des points noirs (comédons ouverts).
    - Antibiotiques : Luttent contre l’inflammation.
    Les traitements locaux se présentent sous plusieurs formes (crèmes, gels, lotions).
  2. Les antibiotiques oraux pour une acné moyenne
    Très souvent, le traitement local ne suffit pas à bien maîtriser l’acné et il faut y associer un traitement général.
    Les antibiotiques sont conseillés en cure de plusieurs mois : les cyclines sont les plus employées. Certaines précautions peuvent être nécessaires (photoprotection, contraception orale..), votre dermatologue vous les indiquera.
  3. L’isotrétinoïne orale pour une acné grave
    L’isotrétinoïne est un médicament qui appartient à la famille des rétinoïdes.
    Il s’agit d’un traitement des glandes sébacées.
    Son action est en général spectaculaire : en quelques semaines, l’isotrétinoïne dessèche complètement les glandes sébacées et l’acné est améliorée de façon durable.

Les dermocosmétiques

Votre dermatologue vous conseillera tout un ensemble de produits d’hygiène et de soins adaptés à votre peau :

  • Nettoyez votre peau avec des produits doux, de façon à ne pas augmenter l’irritation due aux traitements ni exciter les glandes sébacées.
  • Hydratez bien votre peau pour compenser les effets desséchants de certains traitements.
  • Choisissez des produits dont les constituants ont été spécialement sélectionnés pour ne pas être comédogènes, c’est-à-dire créateurs de points noirs.

Qu’il s’agisse de la toilette, des soins de la peau, du maquillage, de crèmes solaires, il faut toujours préférer des produits spécialement conçus pour les peaux à tendance acnéique (matifiant, séborégulateur, oil-free). Ici aussi, écoutez les conseils de votre dermatologue.

Questions-Réponses

Chocolat et charcuterie ... de faux procès

Croquer un carré de chocolat, manger un sandwich “saucisson beurre” ne vous donnera pas un seul bouton de plus. Cependant, une bonne hygiène alimentaire reste toujours bénéfique pour votre peau, comme pour votre santé d’une manière générale.

Soleil et Acné, une association risquée ...

... Et gare aux retours de flammes !
Vous pouviez croire que vos boutons avaient disparu, car, sous l’effet du soleil, ils se sont asséchés. Un joli bronzage dissimule les points noirs. De fait, en bronzant, votre peau s’épaissit. Ses pores se resserrent. Le sébum et les cellules “s’enkystent” encore plus profondément dans le follicule pilosébacé ... Et c’est pourquoi les retours de vacances risquent d’être marqués par une éruption explosive de ces microkystes. De plus, les cicatrices d’acné récentes exposées au soleil laissent une tache brunâtre inesthétique qui peut persister.
Afin d’éviter ces désagréments, profitez du soleil avec modération, et appliquez sur votre peau un écran large spectre. Evitez le soleil entre 11 et 16 heures. Méfiez-vous des nuages car ils laissent passer les rayons UV. Protégez-vous, même sous votre parasol, car le sable et l’eau réfléchissent le rayonnement solaire.
Si l’on vous a prescrit un traitement, quel qu’il soit, demandez conseil à votre dermatologue avant de partir en vacances car certains traitements anti-acnéiques ne font pas bon ménage avec le soleil.

Cicatrices, que faire ?

Il peut arriver que de gros boutons, auxquels vous n’avez même pas touché, laissent des cicatrices.
Souvenez-vous que c’est toujours à votre dermatologue que vous devez vous adresser. Il est en mesure de vous proposer diverses solutions quand l’acné sera guérie :
• Un “peeling”, avec l’aide d’une substance chimique qui fait « peler » la peau. Même si cela picote un peu, ce n’est pas douloureux.
• Le laser resurfacing. Cette méthode permet d’abraser la peau pour effacer les cicatrices.
Alors, pour ne pas en arriver là, traitez votre acné, sitôt le premier bouton.

Toilette : pas d’excès de zèle

Bien sûr, il faut vous laver visage et corps, matin et soir ; et les jeunes filles n’oublieront pas de se démaquiller ... Mais ce n’est pas en savonnant énergiquement votre peau que vous viendrez à bout de votre acné.
L’utilisation d’un pain dermatologique ou un gel nettoyant sans savon, adaptés aux peaux à tendance acnéique est conseillée.

Coquettes, quand même

Se maquiller n’est pas interdit, à condition, bien sûr, de choisir des maquillages non comédogènes. Pour dissimuler ce gros bouton ou cette petite cicatrice qui vous agacent, il existe d’excellents produits de “camouflage”. Le soir venu, ne vous couchez pas avant de vous être parfaitement démaquillée.



* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/expertise/print_expertise.php?aid=258&lang=fr

Atopie*

La Dermatite Atopique

Si vous êtes atteint de dermatite atopique, statistiquement vous êtes un nourrisson ou un enfant; nous allons donc nous adresser à vos parents.
Les parents d’enfants atteints de dermatite atopique ont souvent ce qu’on appelle un terrain atopique, c’est-à-dire une tendance familiale à avoir un eczéma (dermatite) dans la petite enfance, des allergies respiratoires : rhume des foins, asthme, et parfois des allergies alimentaires.

Evolution

La dermatite atopique peut débuter dès les premières semaines de vie.
C’est une maladie bénigne, mais bien ennuyeuse car elle démange beaucoup, et les parents n’aiment pas du tout voir leur bébé se gratter, parfois «jusqu’au sang». Pourtant, à part cet eczéma, votre enfant, sauf exception, est en bonne santé, avec une croissance parfaitement normale.
La dermatite atopique est la plus fréquente des maladies chroniques de la petite enfance. A des
degrés divers, elle atteint 10% à 15% des nourrissons.
Elle a même tendance à augmenter, en particulier dans les pays développés.
La dermatite atopique diminue d’intensité avec l’âge : après dix ans, 90% des enfants ne sont plus gênés par cette affection. Mais en attendant cette évolution favorable, les traitements permettent de bien maîtriser les poussées d’eczéma.

Eczéma

L’eczéma, c’est rouge, ça suinte, et ça démange. On observe des plaques, plus ou moins grandes, qui démangent beaucoup, et dont l’aspect est, pour le médecin, très évocateur : rouges et suintantes au début, puis épaissies, quadrillées, sèches.
La dermatite atopique des petits nourrissons (entre deux mois et un an environ) se localise en général sur les joues, le front, le tronc, les faces d’extension des membres ; plus tard, ce sont surtout les grands plis qui sont atteints : plis des coudes, creux des genoux. Mais il ne s’agit là que de généralités : beaucoup de variantes peuvent s’observer.

Xérose

Et en plus, la peau est sèche. On appelle xérose atopique cette sécheresse cutanée qui est associée à la dermatite atopique.
Des études scientifiques ont montré qu'il existe dans la peau atopique une anomalie qualitative et quantitative des acides gras de la couche la plus superficielle de l’épiderme, la couche cornée. Il est donc utile d’apporter des éléments «surgraissants».

Démangeaisons, insomnies

Le plus pénible dans la dermatite atopique, ce sont les démangeaisons (prurit). Elles sont parfois si
intenses qu’elles empêchent de dormir (non seulement l’enfant, mais bien souvent ses parents…).
C’est dire qu’il est important de bien traiter les enfants, pour que l’eczéma retentisse le moins possible sur leur qualité de vie.

Complications : Les infections

La dermatite atopique peut parfois se compliquer : elle peut se généraliser, et surtout se surinfecter.
Les microbes les plus fréquemment en cause sont les staphylocoques et les streptocoques, et le virus de l’herpès (bouton de fièvre).

Les Conseils de votre Médecin

La corticothérapie locale

De toutes façons, un traitement médical est généralement nécessaire. Il est centré sur la corticothérapie locale,
c’est-à-dire les crèmes contenant un dérivé de la cortisone.

Les règles d’un traitement par dermocorticoïde sont très simples :

  • Appliquer le produit sur une peau propre, après la toilette avec un produit doux ;
  • 1 application/jour suffit le plus souvent
  • Utiliser de petites quantités, en massant pour faire pénétrer
  • Arrêter le traitement progressivement, en espaçant les applications dès l’amélioration obtenue
  • Compter les tubes utilisés et l’indiquer au médecin.

Les soins de la peau

Si la corticothérapie locale est le traitement le plus important lors des poussées, il ne faut pas négliger les soins de la peau au quotidien.
Ils ont une grande importance : pour nettoyer et éviter les infections, pour hydrater et diminuer la sécheresse, ainsi que les picotements.

  • Le bain ou la douche est quotidien, pas trop chaud, adouci par une huile.
  • Le produit de toilette est particulièrement doux pour ne pas irriter la peau.
  • Une crème hydratante (on dit aussi émolliente) est presque toujours nécessaire et peut être associée au massage émollient pour plus d’efficacité.

Le massage émollient

Un moment de soin pour l’enfant atopique

Applications des émollients
- Appliquer l’émollient toujours en petite quantité (mieux vaut 2 fois par jour en petite quantité que 2 fois par semaine en couche épaisse, après 20 min la peau est à saturation et ne pourra plus rien absorber).
- 1 à 2 fois par jour,
- Ne pas frictionner la peau,
- Effectuer un massage léger,
- Chauffer l’émollient entre les mains, avant l’application,
- Appliquer l’émollient avec toute la surface de la main,
- Faire de larges mouvements en effleurant la peau.

Description du massage : Le matin

Allonger l’enfant.
Avant de masser chaque zone, prendre l’émollient en petite quantité et le chauffer entre les 2 mains.

  1. Les membres inférieurs
    - Lisser de la cheville au haut de la cuisse,
    - Débuter par l’arrière, terminer par l’avant.
  2. Les membres supérieurs
    - Lisser du poignet aux aisselles.
  3. Le tronc
    - Poser les mains, bien à plat, au bas du ventre,
    - Faire de grands mouvements circulaires en remontant vers le cou, avec les mains parallèles,
    - A la hauteur du cou, les mains descendent le long des épaules par un mouvement enveloppant,
    - Placer les mains sous les aisselles, asseoir l’enfant, placer sa tête contre votre épaule.
  4. Le dos
    - Poser les mains en bas du dos,
    - Faire de grands mouvements circulaires en remontant vers la nuque.
  5. La nuque
    - Faire des mouvements circulaires,
    - Si nécessaire, remonter jusqu’aux oreilles, les masser du bout des doigts sans oublier la jonction entre le lobe et la joue.
  6. Le visage
    - Chauffer la crème uniquement sur les doigts, masser avec les doigts mais avec les 2 mains symétriques,
    - Poser les doigts à plat sur le haut du front, descendre sur les tempes et revenir sous le nez en glissant sous les yeux,
    - Descendre sur les ailes du nez,
    - Lisser les joues et descendre sur le cou en passant sur le menton,
    - Si nécessaire, appliquer l’émollient avec le bout des doigts sur les paupières, la bouche et les commissures des lèvres.

Pour un effet relaxant plus important
- Le dos sera massé à plat ventre, technique semblable à celle du tronc,
- Ajouter le massage des mains et des pieds.
Les mains
- Poser la main de l’enfant sur vos doigts,
- Le massage s’effectue en alternant les pouces,
- Masser le dos de la main, de chaque extrémité des doigts vers le poignet.
Les pieds
- Placer le pied de l’enfant sur votre cuisse et les mains à la hauteur de la cheville,
- Le massage s’effectue en alternant les pouces,
- Masser le dos du pied, remonter chaque orteil jusqu’à la cheville,
- Masser la plante du pied avec les pouces ainsi que chaque orteil.

Conclusion

Le massage avec une crème hydratante (ou émolliente) est un moment fort de la journée d’un enfant atteint de peau atopique : moment de douceur, d’apaisement, et aussi moment de contact et d’échange avec sa maman, ou son papa, qui le masse avec le produit prescrit par le médecin.

Questions-Réponses

Est-ce que l'eczéma est dû aux aliments ?

Le plus souvent, non, mais il arrive cependant que certains enfants aient une intolérance à certains aliments qui aggrave leur eczéma.
En pratique
On recherche une allergie alimentaire dans des cas bien précis :
• En cas de symptôme digestif ou de trouble de croissance
• Lorsque les traitements habituels sont inefficaces.
Après des tests spécialisés, un régime particulier peut éventuellement être conseillé, par des pédiatres et diététicien(ne).

Si j’allaite mon enfant, est-ce qu’il sera à l’abri de l’eczéma ?

Dans le but de limiter les contacts avec des allergènes digestifs,on conseille aux mamans, dans les familles atopiques, un allaitement exclusif aussi prolongé que possible. De même, on conseille de retarder la diversification alimentaire (oeuf, poisson surtout) au-delà de l’âge de six mois.
Ces précautions diminuent le risque de dermatite atopique, mais ne le suppriment pas totalement.

Puis-je baigner mon enfant, quand il a de l’eczéma?

Bien sûr, le bain a beaucoup d’avantages : il nettoie, il relaxe, il prépare l’application de pommades. Il faut cependant prendre quelques précautions : en cas d’eczéma, on conseille un bain pas trop chaud, vers 30-32°C, et pas 37°C : une eau trop chaude favorise les démangeaisons. Il est intéressant d’utiliser une huile de bain; les produits de toilette doivent être très doux; tout ceci compensera une éventuelle dureté de l’eau, qui varie selon les régions.

Que penser des cures thermales ?

Les cures thermales sont souvent recommandées pour les enfants atopiques. Les cures comportent des soins thermaux (bains, douches, cures de boisson...), éventuellement des expositions solaires mesurées, et un suivi médical «intensif» qui est l’occasion pour l’enfant et ses parents de mieux connaître la dermatite atopique et ses traitements. Tout ceci, joint aux qualités des eaux thermales, explique que les cures soient bénéfiques, en induisant des rémissions prolongées de l’eczéma et en diminuant les consommations de dermocorticoïdes.

Peut-il avoir des animaux domestiques ?

Les poils d’animaux (poneys, chiens, chats), les plumes d’oiseaux, peuvent être cause d’allergies respiratoires. Mais il est difficile de répondre à cette question de façon tranchée: des travaux scientifiques sont disponibles seulement pour la poussière de maison : on a montré que son élimination entraîne une certaine amélioration. Pour les autres allergènes, tout dépend des circonstances : si l’enfant a un animal de compagnie qu’il aime et qui ne pose pas de problème, on le gardera; en cas d’éternuements ou de conjonctivites, il vaudra mieux éloigner l’animal ; si on n’a pas encore d’animal, le risque allergique est certainement à prendre en compte avant d’en adopter un.



* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/expertise/print_expertise.php?aid=256&lang=fr

Atopie*

La Dermatite Atopique

Si vous êtes atteint de dermatite atopique, statistiquement vous êtes un nourrisson ou un enfant; nous allons donc nous adresser à vos parents.
Les parents d’enfants atteints de dermatite atopique ont souvent ce qu’on appelle un terrain atopique, c’est-à-dire une tendance familiale à avoir un eczéma (dermatite) dans la petite enfance, des allergies respiratoires : rhume des foins, asthme, et parfois des allergies alimentaires.

Evolution

La dermatite atopique peut débuter dès les premières semaines de vie.
C’est une maladie bénigne, mais bien ennuyeuse car elle démange beaucoup, et les parents n’aiment pas du tout voir leur bébé se gratter, parfois «jusqu’au sang». Pourtant, à part cet eczéma, votre enfant, sauf exception, est en bonne santé, avec une croissance parfaitement normale.
La dermatite atopique est la plus fréquente des maladies chroniques de la petite enfance. A des
degrés divers, elle atteint 10% à 15% des nourrissons.
Elle a même tendance à augmenter, en particulier dans les pays développés.
La dermatite atopique diminue d’intensité avec l’âge : après dix ans, 90% des enfants ne sont plus gênés par cette affection. Mais en attendant cette évolution favorable, les traitements permettent de bien maîtriser les poussées d’eczéma.

Eczéma

L’eczéma, c’est rouge, ça suinte, et ça démange. On observe des plaques, plus ou moins grandes, qui démangent beaucoup, et dont l’aspect est, pour le médecin, très évocateur : rouges et suintantes au début, puis épaissies, quadrillées, sèches.
La dermatite atopique des petits nourrissons (entre deux mois et un an environ) se localise en général sur les joues, le front, le tronc, les faces d’extension des membres ; plus tard, ce sont surtout les grands plis qui sont atteints : plis des coudes, creux des genoux. Mais il ne s’agit là que de généralités : beaucoup de variantes peuvent s’observer.

Xérose

Et en plus, la peau est sèche. On appelle xérose atopique cette sécheresse cutanée qui est associée à la dermatite atopique.
Des études scientifiques ont montré qu'il existe dans la peau atopique une anomalie qualitative et quantitative des acides gras de la couche la plus superficielle de l’épiderme, la couche cornée. Il est donc utile d’apporter des éléments «surgraissants».

Démangeaisons, insomnies

Le plus pénible dans la dermatite atopique, ce sont les démangeaisons (prurit). Elles sont parfois si
intenses qu’elles empêchent de dormir (non seulement l’enfant, mais bien souvent ses parents…).
C’est dire qu’il est important de bien traiter les enfants, pour que l’eczéma retentisse le moins possible sur leur qualité de vie.

Complications : Les infections

La dermatite atopique peut parfois se compliquer : elle peut se généraliser, et surtout se surinfecter.
Les microbes les plus fréquemment en cause sont les staphylocoques et les streptocoques, et le virus de l’herpès (bouton de fièvre).

Les Conseils de votre Médecin

La corticothérapie locale

De toutes façons, un traitement médical est généralement nécessaire. Il est centré sur la corticothérapie locale,
c’est-à-dire les crèmes contenant un dérivé de la cortisone.

Les règles d’un traitement par dermocorticoïde sont très simples :

  • Appliquer le produit sur une peau propre, après la toilette avec un produit doux ;
  • 1 application/jour suffit le plus souvent
  • Utiliser de petites quantités, en massant pour faire pénétrer
  • Arrêter le traitement progressivement, en espaçant les applications dès l’amélioration obtenue
  • Compter les tubes utilisés et l’indiquer au médecin.

Les soins de la peau

Si la corticothérapie locale est le traitement le plus important lors des poussées, il ne faut pas négliger les soins de la peau au quotidien.
Ils ont une grande importance : pour nettoyer et éviter les infections, pour hydrater et diminuer la sécheresse, ainsi que les picotements.

  • Le bain ou la douche est quotidien, pas trop chaud, adouci par une huile.
  • Le produit de toilette est particulièrement doux pour ne pas irriter la peau.
  • Une crème hydratante (on dit aussi émolliente) est presque toujours nécessaire et peut être associée au massage émollient pour plus d’efficacité.

Le massage émollient

Un moment de soin pour l’enfant atopique

Applications des émollients
- Appliquer l’émollient toujours en petite quantité (mieux vaut 2 fois par jour en petite quantité que 2 fois par semaine en couche épaisse, après 20 min la peau est à saturation et ne pourra plus rien absorber).
- 1 à 2 fois par jour,
- Ne pas frictionner la peau,
- Effectuer un massage léger,
- Chauffer l’émollient entre les mains, avant l’application,
- Appliquer l’émollient avec toute la surface de la main,
- Faire de larges mouvements en effleurant la peau.

Description du massage : Le matin

Allonger l’enfant.
Avant de masser chaque zone, prendre l’émollient en petite quantité et le chauffer entre les 2 mains.

  1. Les membres inférieurs
    - Lisser de la cheville au haut de la cuisse,
    - Débuter par l’arrière, terminer par l’avant.
  2. Les membres supérieurs
    - Lisser du poignet aux aisselles.
  3. Le tronc
    - Poser les mains, bien à plat, au bas du ventre,
    - Faire de grands mouvements circulaires en remontant vers le cou, avec les mains parallèles,
    - A la hauteur du cou, les mains descendent le long des épaules par un mouvement enveloppant,
    - Placer les mains sous les aisselles, asseoir l’enfant, placer sa tête contre votre épaule.
  4. Le dos
    - Poser les mains en bas du dos,
    - Faire de grands mouvements circulaires en remontant vers la nuque.
  5. La nuque
    - Faire des mouvements circulaires,
    - Si nécessaire, remonter jusqu’aux oreilles, les masser du bout des doigts sans oublier la jonction entre le lobe et la joue.
  6. Le visage
    - Chauffer la crème uniquement sur les doigts, masser avec les doigts mais avec les 2 mains symétriques,
    - Poser les doigts à plat sur le haut du front, descendre sur les tempes et revenir sous le nez en glissant sous les yeux,
    - Descendre sur les ailes du nez,
    - Lisser les joues et descendre sur le cou en passant sur le menton,
    - Si nécessaire, appliquer l’émollient avec le bout des doigts sur les paupières, la bouche et les commissures des lèvres.

Pour un effet relaxant plus important
- Le dos sera massé à plat ventre, technique semblable à celle du tronc,
- Ajouter le massage des mains et des pieds.
Les mains
- Poser la main de l’enfant sur vos doigts,
- Le massage s’effectue en alternant les pouces,
- Masser le dos de la main, de chaque extrémité des doigts vers le poignet.
Les pieds
- Placer le pied de l’enfant sur votre cuisse et les mains à la hauteur de la cheville,
- Le massage s’effectue en alternant les pouces,
- Masser le dos du pied, remonter chaque orteil jusqu’à la cheville,
- Masser la plante du pied avec les pouces ainsi que chaque orteil.

Conclusion

Le massage avec une crème hydratante (ou émolliente) est un moment fort de la journée d’un enfant atteint de peau atopique : moment de douceur, d’apaisement, et aussi moment de contact et d’échange avec sa maman, ou son papa, qui le masse avec le produit prescrit par le médecin.

Questions-Réponses

Est-ce que l'eczéma est dû aux aliments ?

Le plus souvent, non, mais il arrive cependant que certains enfants aient une intolérance à certains aliments qui aggrave leur eczéma.
En pratique
On recherche une allergie alimentaire dans des cas bien précis :
• En cas de symptôme digestif ou de trouble de croissance
• Lorsque les traitements habituels sont inefficaces.
Après des tests spécialisés, un régime particulier peut éventuellement être conseillé, par des pédiatres et diététicien(ne).

Si j’allaite mon enfant, est-ce qu’il sera à l’abri de l’eczéma ?

Dans le but de limiter les contacts avec des allergènes digestifs,on conseille aux mamans, dans les familles atopiques, un allaitement exclusif aussi prolongé que possible. De même, on conseille de retarder la diversification alimentaire (oeuf, poisson surtout) au-delà de l’âge de six mois.
Ces précautions diminuent le risque de dermatite atopique, mais ne le suppriment pas totalement.

Puis-je baigner mon enfant, quand il a de l’eczéma?

Bien sûr, le bain a beaucoup d’avantages : il nettoie, il relaxe, il prépare l’application de pommades. Il faut cependant prendre quelques précautions : en cas d’eczéma, on conseille un bain pas trop chaud, vers 30-32°C, et pas 37°C : une eau trop chaude favorise les démangeaisons. Il est intéressant d’utiliser une huile de bain; les produits de toilette doivent être très doux; tout ceci compensera une éventuelle dureté de l’eau, qui varie selon les régions.

Que penser des cures thermales ?

Les cures thermales sont souvent recommandées pour les enfants atopiques. Les cures comportent des soins thermaux (bains, douches, cures de boisson...), éventuellement des expositions solaires mesurées, et un suivi médical «intensif» qui est l’occasion pour l’enfant et ses parents de mieux connaître la dermatite atopique et ses traitements. Tout ceci, joint aux qualités des eaux thermales, explique que les cures soient bénéfiques, en induisant des rémissions prolongées de l’eczéma et en diminuant les consommations de dermocorticoïdes.

Peut-il avoir des animaux domestiques ?

Les poils d’animaux (poneys, chiens, chats), les plumes d’oiseaux, peuvent être cause d’allergies respiratoires. Mais il est difficile de répondre à cette question de façon tranchée: des travaux scientifiques sont disponibles seulement pour la poussière de maison : on a montré que son élimination entraîne une certaine amélioration. Pour les autres allergènes, tout dépend des circonstances : si l’enfant a un animal de compagnie qu’il aime et qui ne pose pas de problème, on le gardera; en cas d’éternuements ou de conjonctivites, il vaudra mieux éloigner l’animal ; si on n’a pas encore d’animal, le risque allergique est certainement à prendre en compte avant d’en adopter un.



* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/expertise/print_expertise.php?aid=256&lang=fr

mardi 13 janvier 2009

Vieillissement cutané *

Comment vieillit la peau

Le vieillissement de la peau obéit aux même règles de vieillissement que tous les autres organes.

Outre les effets de l’âge, votre peau subit aussi les méfaits de l’environnement tels que les excès de soleil (ultraviolets), les assauts du froid, le tabagisme, la pollution qui sont autant d’agressions qui s’additionnent au vieillissement naturel. Ainsi au niveau de certaines zones comme le visage, le cou, le dos des mains, les avant-bras le vieillissement est accéléré.

De 25 à 45/50 ans
La peau
devient progressivement plus fine, plus fragile, moins éclatante. Les rides d’expression (contour de l’œil et commissures des lèvres) apparaissent et s’accentuent.

Au delà de 45/50 ans
Les rides se creusent pour former des sillons profonds, la peau perd sa fermeté, l’ovale du visage est moins harmonieux, le cou est moins tonique, le teint devient terne.

Le vieillissement, une explication scientifique

L’épiderme (couche la plus superficielle de votre peau) est composé majoritairement (à 80%) de kératinocytes.

Ces cellules jouent un rôle essentiel, car c’est de leur activité métabolique que va dépendre la qualité et la jeunesse de votre peau. Ce sont elles qui assurent en permanence le renouvellement de l’épiderme, qui s’accomplit en moyenne en 21 jours.

Pour ce faire, de nouvelles cellules naissent et migrent de la base de l’épiderme jusqu’à sa surface.
Malheureusement, avec le temps, les kératinocytes perdent progressivement leurs capacités métaboliques et de division. Ils “s’essoufflent” et “perdent leur vitesse de déplacement” : le renouvellement de l’épiderme se fait donc de plus en plus lentement.

Les conseils de votre dermatologue

Votre Dermatologue est un expert de la peau et donc, bien entendu, des problèmes liés au vieillissement cutané. Ce spécialiste saura évaluer avec précision la nature de votre cas particulier, vous indiquer les éléments de prévention et vous guider pour mettre au point votre propre stratégie anti-âge.

La prévention:

Si on ne peut pas ralentir le temps, ni éviter les événements stressants de la vie, on peut néamoins agir sur le vieillissement photo-induit (c’est à dire provoqué par l’exposition de la peau aux rayonnements ultraviolets: solaires)
En réalité, c’est dès le début de la vie qu’il faut être vigilant vis-à-vis des excès de soleil. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.
La prévention du photo-vieillissement passe par la photoprotection, c’est à dire une attitude constante de prudence vis à vis des expositions solaires.
Il ne s’agit pas de vivre sans soleil, mais de ne pas s’exposer excessivement:

  • Ne pas s’exposer aux heures de fort ensoleillement
  • Porter des vêtements en coton, chapeaux et lunettes (homologuées)
  • Utiliser des produits solaires offrant une photoprotection élevée,

Les soins dermo-cosmétiques anti-âge

  • Les rétinoïdes, dérivée de la vitamine A
    En se transformant physiologiquement en vitamine A active selon les besoins de la peau, le rétinaldéhyde agit en profondeur pour relancer le métabolisme cellulaire et en surface pour améliorer la luminosité du teint.
  • L’acide hyaluronique
    Composant majeur de la peau et synthétisé par les cellules de l’épiderme et du derme, sa synthèse diminue avec l’âge.
    Or son rôle de soutien est essentiel : il assure la souplesse, l’élasticité de la peau et également son hydratation.
    Il existe aujourd’hui des soins dermo-cosmétiques qui permettent de pallier cette carence en augmentant la concentration d’acide hyaluronique dans la peau.

Les interventions de chirurgie dermatologique esthétique

Simplement citée ici car la décision d’utiliser l’une ou l’autre d’entres-elles repose sur un examen individuel par votre médecin et sur votre propre choix. Tous les vieillissements ne sont pas les mêmes, toutes les attentes ne sont pas identiques.
Les principales techniques utilisables sont:

  • Les peeling
  • Les dermabrasions
  • Les expositions à plusieurs types de lumières laser ou non laser
  • Les injections des produits remplissant le creux des rides: collagène, ou acide hyaluronique.
  • Les injections de toxine botulique pour les rides d’expression profondes, d’origine musculaire.

Certains cas justifient des intervention plus importante comme des liftings du visage et du cou, des opérations particulières au niveau des paupières (blépharoplasties).

Questions-Réponses

La ménopause intervient-elle dans le vieillissement cutané ?

La ménopause correspond à un arrêt des sécrétions ovariennes, dont les oestrogènes qui exercent un effet positif sur le tonicité et l’épaisseur de la peau. Ainsi la ménopause est un des facteurs du vieillissement cutané, mais c’est un facteur moins important que les expositions solaires.

Le tabac aggrave-t-il le vieillissement de la peau ?

Il a été prouvé que les fumeurs ont de nombreuses altérations cutanées qui participent à une augmentation du vieillissement : rides, jaunissement du teint. Raison de plus pour envisager d’arrêter de fumer, ou pour ne pas commencer.

Que penser des vitamines, des oligo-éléments ?

De nombreux suppléments nutritifs contenant des vitamines, des acides-aminés, des oligo-éléments, revendiquent une action anti-âge, en général par le biais d’une possible action protectrice contre les radicaux libres.

Le vieillissement est-il inéluctable ?

Evidemment, il est impossible d’avoir à 60 ans la même peau qu’à 20 ans. Mais toutes les mesures que nous avons indiquées permettent de corriger dans une large mesure les conséquences du vieillissement, notamment celles qui sont majorées par le soleil.

Pourquoi est-il important de bien hydrater sa peau ?

Avec le temps, la peau s’affaiblit et devient moins bien structurée. De ce fait, elle se déshydrate plus facilement, se fragilise et résiste moins bien aux agressions extérieures (climatiques, pollution, hygiène anadaptée…). Il convient donc de la réhydrater régulièrement à l’aide de soins dermo-cosmétiques adaptés qui favorisent la reconstitution du film hydrolipidique protecteur déficient.


* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/toolkit/flash/site.php?langueHtml=fr

Sécheresse et déshydratation *

L’hydratation cutanée

L’hydratation de votre peau est un geste quotidien indispensable.

La peau d’un adulte est constituée à 70% d’eau. Celle-ci représente 20% de toute l’eau contenue dans le corps.

Elle est distribuée de façon hétérogène dans les différentes couches cellulaires qui composent la peau :

  • 60 à 70% dans le derme,
  • 20 à 30% dans l’épiderme,
  • 10 à 20% dans la couche cornée.

Habituellement, l’eau diffuse régulièrement et de façon continue du derme vers la surface de la peau en humectant les différentes couches cutanées. Arrivée au niveau de la couche cornée, cette eau s’évapore. Toutefois, une régulation de cette évaporation est opérée par les lipides (graisses) de surface qui forment le film hydro-lipidique en se mélangeant à l’eau.

Comment reconnaître une peau déshydratée :

  • Peau terne, sans éclat, rêche au toucher
  • Peau rugueuse, manquant de souplesse, fragile
  • Présente des stries de déshydratation
  • Peau sèche déshydratée (irritable, tendance aux ridules)
  • Peau grasse déshydratée (granuleuse, tendance à la desquamation)

Pourquoi avons nous une peau déshydratée ?

  • Manque d’eau
    moins de 10% d’eau dans le stratum corneum (couche la plus superficielle)
  • Altération de la fonction barrière

Les Conseils de votre médecin

Il y a de nombreux types de peaux sèches :

Les peaux sèches banales
Ce sont les plus fréquentes.
Certains d’entre vous ont naturellement la peau plus sèche que d’autres; ceci s’accentue souvent avec l’âge, notamment au niveau des bras et des jambes.
Le froid sec en hiver, le vent et le soleil sont aussi des facteurs de dessèchement cutané.
Les produits d’hygiène qui contiennent des tensio-actifs à fonction détergente trop aggressive sont une cause fréquente de sécheresse cutanée.

Les peaux sèches pathologiques

  • Dans la dermatite atopique, la peau est en général pâle et sèche, même en dehors des poussées d’eczéma aigu.
  • Les ichtyoses sont des maladies de peau rares, génétiques ou acquises, dont les formes mineures sont à peine plus accentuées qu’une simple peau sèche. Elles se caractérisent par une accentuation du relief normal de l’épiderme, formant comme des écailles, qui desquament (pèlent) difficilement.
  • Certaines carences alimentaires graves peuvent provoquer ou aggraver une sécheresse cutanée.
  • Un effet desséchant de traitements dermatologiques peut être en cause, par exemple certains traitements anti-acnéiques.

Il faut d’abord un diagnostic précis, ne serait-ce que pour éliminer les rares ichtyoses qui peuvent parfois révéler une maladie générale.
En général, il s’agit d’un problème cutané isolé que vous pouvez corriger simplement en supprimant les soins de toilette agressifs et en utilisant une crème hydratante.
Si ce n’est pas votre cas, votre dermatologue vous conseillera un traitement qui comportera des mesures hydratantes spécifiques.


Questions-Réponses

La peau sèche manque t-elle d’eau ?

Oui, mais pas seulement : on ne peut réhydrater la couche superficielle de l’épiderme uniquement en buvant de l’eau ou en mouillant la peau, des lipides (graisses) sont également indispensables pour fixer l'eau.

Pourquoi a-t-on la peau sèche ?

En dehors des maladies de peau, les deux principales causes de peau sèche sont :

• Causes Externes

- Climatiques: Vent, Froid, Excès de soleil, Manque d’humidité dans l’atmosphère (climatisation, chauffage)
- Chimiques: Hygiène trop détergente, Traitements médicamenteux topiques, Cosmétiques inadaptés
- Mécaniques: Rasage, épilation

• Causes Internes

- Physiologiques: Aggravées par le vieillissement cutané
- Pathologiques: maladies de peau altérant la fonction barrière cutanée toutes les causes de déshydration générale

Le soleil dessèche-t-il la peau ?

Oui. Les expositions solaires sont une agression (brûlure) à laquelle l’épiderme réagit en fabriquant plus de pigment (c’est le bronzage) et en s’épaississant : on observera une sécheresse transitoire par augmentation des pertes en eau et en raison de cet épaississement.

Les qualités de l’eau ont-elles de l’importance pour les peaux sèches ?

Oui. Certaines eaux domestiques ont une forte teneur en calcaire : ce sont les eaux «dures». Elles peuvent accentuer l’effet desséchant des produits d’hygiène. On peut soit adoucir l’eau par des dispositifs spéciaux, soit compenser cette dureté par des produits surgras.

Si on a la peau sèche, comment choisir ses produits d’hygiène et de soin ?

Le but est d’hydrater et de nourrir en limitant les agressions et les irritations.
Ainsi, on évitera les savons et on privilégiera les pains ou gels surgras, enrichis en produits protecteurs et hydratants.
Les soins émollients ont une fonction importante, non seulement pour hydrater et nourrir la peau, mais aussi pour assurer une bonne cohésion de l’épiderme, indispensable à ses fonctions de barrière protectrice.
Il est important d’appliquer ces soins régulièrement, dans l’idéal au quotidien.


* http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/toolkit/flash/site.php?langueHtml=fr

mardi 6 janvier 2009

Les Rougeurs*

Les rougeurs du visage

Les peaux qui rougissent se caractérisent par une hyperréactivité des vaisseaux cutanés.
Ainsi, elles réagissent très rapidement en cas de changement de température, lors de certains repas,... par des rougeurs intermittentes (flushes), souvent désagréables et gênantes, et à terme par des rougeurs permanentes (érythrose), localisées ou plus diffuses.
Ces rougeurs peuvent être accompagnées par la dilatation des vaisseaux (télangiestasies) ou par l’apparition de boutons (rosacée). Dans tous les cas, il convient d’apporter un soin particulier à ces peaux vasoréactives, souvent sensibles, aussi bien en prévention qu’en traitement.

Les rougeurs, une question de degré...

Rougeurs intermittentes : flushes

Un “flush“ , c’est vos joues qui deviennent brutalement toutes rouges.
Le plus souvent, c’est une réaction cutanée excessive à des situations banales comme: un contrôle pour un étudiant, un entretien d’embauche, une conversation émouvante ou conflictuelle.
Les flushes sont aussi liés aux brusques changements de température, et peuvent survenir si l’on boit des boissons alcoolisées, ou si l’on consomme certains aliments (épices, moutarde ...).

Rougeurs permanentes : érythrose

Pendant un flush, les vaisseaux du visage se dilatent rapidement, puis reviennent à la normale, mais à la longue, les rougeurs deviennent permanentes, notamment au niveau des joues : c’est ce qu’on appelle l’érythrose.

Vaisseaux dilatés : couperose

Sur ce fond d’érythrose, certains vaisseaux sont plus dilatés que d’autres et se voient même à l’oeil nu. Ces petits vaisseaux rouges, ou télangiectasies, constituent ce qu’on appelle communément la couperose.

Boutons : rosacée

La rosacée s’appelait autrefois « acné rosacée », parce qu’en plus des rougeurs, elle comporte des boutons qui rappellent ceux de l’acné des adolescents. Il s’agit de boutons rouges (papules) et blancs (pustules) apparaissant par poussées, sur fond d’érythrocouperose.

Les conseils de votre médecin

Toutes ces situations, de la simple rougeur à la rosacée, peuvent être traitées efficacement.

Le premier souci de votre dermatologue sera de s’assurer que vous avez bien une érythrocouperose ou une rosacée. En effet, de nombreuses maladies de peau entraînent des rougeurs du visage dont le traitement sera différent : dermatite atopique, dermite séborrhéique, eczémas de contact, dermites d’irritation…

Quels sont les traitements disponibles ?

Les soins anti-rougeurs
Les chercheurs en dermocosmétique ont mis au point un certain nombre de principes actifs sur
les dilatations des vaisseaux du visage (ruscus, rétinaldéhyde par exemple).
Dans tous les cas, une utilisation prolongée est nécessaire pour obtenir un résultat satisfaisant, en
monothérapie ou en association avec les autres traitements.

Les médicaments locaux de la rosacée
Il existe des antibiotiques locaux efficaces dans la rosacée.
Le plus prescrit est le métronidazole, disponible en gel ou en crème.

Les antibiotiques
Des antibiotiques par voie orale peuvent être indiqués dans la rosacée.
Ces antibiotiques sont en général très bien tolérés mais certaines précautions doivent être prise
comme éviter le soleil : votre médecin vous donnera toutes les informations nécessaires.

Les lasers vasculaires Les lasers vasculaires
Les vaisseaux dilatés visibles peuvent être électrocoagulés, mais les lasers « vasculaires » qui
permettent de coaguler l’intérieur des vaisseaux sans risque de cicatrice et de traiter l’érythrose
diffuse sont de plus en plus utilisés.
Pour ce traitement aussi votre dermatologue saura vous conseiller.

Questions-Réponses

Les rougeurs sont-elles “de famille“ ?

Les rougeurs apparaissent souvent chez des personnes qui ont une peau « vasoréactive » et/ou un phototype clair, deux caractéristiques qui peuvent être familiales.

l'alimentation joue-t-elle un rôle ?

Sur ce terrain favorisant, plusieurs circonstances déclenchent les “flushes“ notammant les repas trop chauds, trop épicés, ou trop rapides.

Le soleil est-il bénéfique ?

Bien au contraire. Les coups de soleil et l’effet « chaleur » aggravent la dilatatation des vaisseaux. Il convient donc de ne pas vous exposer au soleil, et d’utiliser systématiquement des crèmes solaires d’indices élevés.

Quels produits utiliser quotidiennement ?

La fragilité des peaux vasoréactives implique une toilette adaptée, très douce avec des produits destinés aux peaux sensibles sujettes aux rougeurs.
Des soins cosmétiques ont été mis au point avec des actifs antirougeurs spécifiques et des textures adaptées au type de peau.
Avant de les appliquer, procéder à une pulvérisation d’Eau thermale sera bénéfique en raison de son action apaisante et décongestionnante.
Votre dermatologue vous conseillera sur les produits les mieux adaptés à votre cas.

Peut-on se maquiller pour cacher les rougeurs ?

Il existe des produits correcteurs de teint qui par leur texture plus couvrante, mais naturelle, camoufleront vos rougeurs (crèmes compactes, poudres). Si nécessaire vous pouvez appliquer, avant le maquillage correcteur, un produit de couleur verte qui neutralisera les rougeurs (compact, stick ou crayon correcteur).



*http://www.eau-thermale-avene.com/public/avene/html/toolkit/flash/site.php?langueHtml=fr

lundi 5 janvier 2009

Les conseils peaux lésées, irritées*

Comment s’effectue la cicatrisation cutanée ?

La peau isole et protège l’organisme contre le milieu extérieur. Lorsque survient une plaie, le corps enclenche naturellement un phénomène biologique naturelle : la cicatrisation.

Elle représente un processus de réparation complexe durant lequel l’organisme doit arrêter l’hémorragie, protéger, assainir et refermer la plaie. Le tissus lésé doit se reconstituer, le plus proche possible du tissus initial.

La cicatrisation va déclencher une série d’étapes pour réparer la blessure. Elle se réalise en 3 phases successives, et sont caractérisées par des activités cellulaires spécifiques, qui font progresser le processus de réparation selon des séquences chronologiques précises et imbriquées les unes aux autres. Chaque étape compte.

Étape 1 : cette étape dure de 2 à 4 jours.
Tout d’abord, un caillot de sang va se former, qui en partie va arrêter le saignement. Puis, très rapidement, le corps va s’organiser pour lutter contre l’infection et ainsi se défendre contre les microbes et les corps étrangers. Les tissus abîmés sont détruits grâce à des cellules spéciales qui les absorbent. Les capillaires sanguins sont plus perméables, ils favorisent le passage de plasma sanguin et de cellules immunitaires comme par exemple : les anticorps, vers la région traumatisée.

Étape 2 : cette étape dure de 10 à 15 jours.
Les petites vaisseaux qui ont été lésés durant le traumatisme cutané vont se reformer petit à petit. L’organisme commence à combler la perte de substance pour un nouveau tissu en synthétisant des fibres de collagène par des fibroblastes.
Un épithélium se met en place, il s’agit de la couche la plus superficielle de la peau. En même temps, la plaie va se contracter permettant un rapprochement des berges de la plaie jusqu’à une totale fermeture, de nombreuses cellules et molécules rentrent en action. Cette étape est importante pour éviter le préjudice esthétique. Sachant que nous ne cicatrisons pas tous pareil. Plus la peau est foncée et plus on est jeune, moins la cicatrice est belle. De plus, certaines zones du corps cicatrisent moins bien. C’est le cas de la poitrine, au niveau du sternum, du dos et des articulations.

Étape 3: Cette étape dure de 2 mois à 2 ans.
Durant cette étape, le collagène et l’élastine, autre fibre du tissu synthétisé, vont se densifier et s’accroître pour structurer la peau. Le réseau vasculaire va également s’organiser pour revenir à un état « normal ». Ainsi, la résistance de la peau va augmenter, et également son élasticité pour être plus ferme. La zone cicatrisée reste fragile durant deux ans pendant que la peau retrouve son équilibre qu’elle avait avant.

Comment bien cicatriser ?

Les règles à suivre pour obtenir une bonne cicatrisation sont les suivantes :


• Nettoyer, Désinfecter la plaie pour éviter la suppuration à l’aide de produits antiseptiques doux.

• Analyser sa plaie et appliquer le soin adapté :

- S’il s’agit d’une lésion suintante, appliquer tout d’abord une lotion avec un pouvoir absorbant, qui va assécher la plaie tout en la réparant. Une fois la plaie sèche, vous pouvez appliquer un soin dermo-cosmétique type crème, de texture plutôt grasse et composé d’actifs aidant à la réparation épidermique.

- S’il s’agit d’une lésion non suintante, appliquer un soin dermo-cosmétique type crème de texture plutôt grasse qui va hydrater et protéger la peau, et composé d’actifs favorisant à la cicatrisation.

- Il est conseillé de masser la cicatrice à l’aide de la crème, afin de bien faire pénétrer les actifs et également pour favoriser la vascularisation des tissus. Le massage ne doit pas faire mal, sinon cela signifie que la cicatrice est encore trop fragile et trop sensible.

• Protéger la cicatrice contre les rayonnements UV. La peau lésée est beaucoup plus fragile et sensible. Le soleil entraîne un ralentissement du processus de cicatrisation et un risque de pigmentation de la cicatrice ce qui va la rendre beaucoup plus visible.

Une protection maximale (Haute Protection 50+) doit être appliquée sur les zones lésées exposées au soleil après avoir appliquer le soin réparateur adapté. Il est cependant préférable d’éviter l’exposition solaire aux cicatrices.

Retenons qu’une bonne cicatrisation est liée à la qualité des soins qui vont s’écouler depuis le traumatisme cutané jusqu’à la cicatrisation.



Comment choisir son produit adapté en fonction de sa lésion ?

Il est important de bien choisir son produit en fonction du type de lésion :

• Pour les lésions non suintantes :

- suites à une intervention chirurgicale (post-opérations, post-sutures, biopsies,…),
- bobos de la vie quotidienne après assèchement de la plaie (coupures, écorchures,…),
- varicelle en phase de cicatrisation,
- Suites à un acte de médecine esthétique : peeling, laser, dermabrasions, épilations définitives, tatouages, détatouages…
- Érythème fessier non suintant.

Suite à ces différentes indications, il est recommandé d’appliquer un soin dermo-cosmétique ayant des propriétés réparatrices du tissus cutané accompagné d’un pouvoir hydratant qui va protéger la peau aboutissant à une réparation optimisée.

• Pour les lésions suintantes :

- Érythèmes fessiers,
- Macération des plis,
- Varicelle avec lésions suintantes.


Suite à ces différentes indications, il est recommandé d’appliquer un soin dermo-cosmétique ayant des propriétés réparatrices du tissus cutané accompagné d’un pouvoir asséchant et hygroscopique permettant de neutraliser les suintements.

Notons qu’il important que toutes plaies doivent être nettoyées et désinfectée avant tout soin.

*www.bioderma.com

samedi 3 janvier 2009

Les dépigmentants*

Qu’est-ce que la pigmentation ?

Indépendamment de son exposition au soleil, la peau a une couleur naturelle : c’est sa pigmentation.
Cette couleur dépend de certaines cellules de la peau : les mélanocytes, qui ont la particularité de produire des pigments connus sous le nom de « mélanine ». Cette mélanine présente dans la peau assure une protection naturelle contre les rayons ultraviolets (UV) émis par le soleil.

Il existe 2 types de mélanine :

1. L’eumélanine
Plus connue sous le terme de vraie mélanine, elle est de couleur noire ou marron foncé et présente chez les personnes à la peau mate (elle protège des UV) ;

2. La phaéomélanine
On l’appelle également mélanine rouge. Elle est présente chez les sujets à la peau claire ou chez les roux (elle ne protège pas des UV).

La proportion de ces deux types de mélanine détermine la couleur naturelle de la peau et le bronzage produit par l’exposition au soleil.


Comment la pigmentation de la peau se développe-t-elle ?

La pigmentation résulte d’un processus complexe impliquant 4 étapes:

1. Les rayons ultraviolets et les « médiateurs biologiques » (substances présentes dans les cellules de la peau) stimulent le processus de pigmentation et, par conséquent, la fonction de production de mélanine des cellules appelées « mélanocytes ».

2. La mélanine est produite par les mélanocytes.

3. La mélanine ainsi produite est diffusée dans les deux couches de l’épiderme.

4. Elle migre ensuite vers la surface de la peau en raison du renouvellement permanent des cellules de l’épiderme.


Pourquoi des taches apparaissent-t-elles sur la peau ?

Des taches apparaissent lorsque les mécanismes de pigmentation sont altérés et, plus particulièrement, lorsque la production de mélanine augmente.
Si la mélanine est présente en quantités trop importantes, elle n’est pas répartie uniformément à la surface de la peau.
Elle s’accumule à certains endroits et cela entraîne la formation de taches disgracieuses et désagréables.


Quelles en sont les causes ?

1. Le soleil et l’âge sont les principaux facteurs des taches pigmentaires, telles que le « lentigo solaire » et le « lentigo sénile ».

• Les rayons UV traversent l’épiderme et stimulent les cellules de pigmentation de la peau (mélanocytes). Certains mélanocytes sont perturbés en permanence et commencent à sécréter des quantités importantes de mélanine de façon continue.
• C’est pourquoi les personnes qui travaillent à l’extérieur (marins, ouvriers du bâtiment…) ont tendance à développer ces taches plus tôt que d’autres personnes.

Une exposition excessive au soleil (exposition trop intense ou trop longue) dans le temps entraîne une trop grande production de mélanine, qui se traduit par la formation de taches ou « lentigos » (petites taches rondes et plates).

• Par ailleurs, le risque d’hyperpigmentation augmente avec le vieillissement des cellules et se produit généralement dans des zones plus exposées au soleil au fil du temps (visage, cou, mains…).
• Le lentigo touche 90% des personnes blanches de plus de 50 ans. Tous les types de peau sont concernés.


2. Changements hormonaux résultant de la grossesse ou de la prise de contraceptifs oraux.

• Chez les femmes brunes (à la peau mate), les changements hormonaux peuvent entraîner l’apparition d’un masque marron sur le visage, appelé « melasma » ou « masque de grossesse ». Il s’agit de taches situées dans la partie supérieure du visage, épargnant la lisière du cuir chevelu, et devenant plus prononcées en été. Leur couleur est variable et fonce sous l’action du rayonnement ultraviolet.
• Cette pigmentation banale apparaît brutalement mais s’atténue ou disparaît complètement après le retour à la normale des hormones (après la naissance d’un enfant, par exemple). Une pigmentation résiduelle peut toutefois persister encore quelques mois ou même quelques années.
NB : Le “masque de grossesse” apparaît parfois en l’absence de grossesse ou de contraception orale.


3. Substances phototoxiques.

En cas d’exposition au soleil, certaines essences végétales, certains parfums ou médicaments peuvent entraîner l’apparition de taches brunes résultant d’une réaction de photosensibilisation (phototoxicité).
Par ailleurs, une peau lésée ou cicatricielle (séquelles de brûlures, coups de soleil, cicatrisation de lésions inflammatoires, notamment d’acné) développera plus facilement des taches pigmentaires.


Comment éviter les problèmes de pigmentation ?

1. Exposition solaire
• Protégez-vous du soleil afin d’éviter l’apparition de taches pigmentées ou leur aggravation. Evitez le soleil lorsque ses rayons sont les plus dangereux, à savoir entre 10 heures et 15 heures.
• Choisissez bien votre protection solaire. Son indice de protection solaire (SPF) doit être d’au moins 20 (ou 30 si vous avez la peau claire).
• Utilisez des complémentes alimentaires par voie orale (gélules ou comprimés) pour mieux préparer votre peau au soleil.
• N’exposez par les bébés au soleil. Protégez les enfants par des vêtements et une crème solaire spéciale : 80% des problèmes de peau sont dus à une exposition du sujet avant l’âge de 18 ans.

2. Vieillissement
• Hydratez-vous en buvant beaucoup d’eau (1,5 litres d’eau par jour)
• Appliquez toujours une crème hydratante sur les zones exposées au soleil.

3. Produits cosmétiques
• Utilisez des produits démaquillants et des soins adaptés à votre peau.
• Pour vous aider à diminuer ces taches de pigmentation disgracieuses et unifier votre teint, appliquez des produits de soin dépigmentant adaptés à la sensibilité de votre peau. Utilisez un soin actif éclaircissant.

4. Mode de vie
• Adoptez une alimentation équilibrée, variée et sans excès.
• Evitez le tabac.
• Préservez votre rythme biologique (sommeil, alimentation, etc.).


*www.bioderma.com

Les conseils solaires*

Pourquoi faut-il se protéger du soleil ?

Le soleil émet un ensemble de rayonnements lumineux composé de différents éléments : les rayons cosmiques, les rayons gamma, les rayons X, les ultraviolets (UV) (constitués des UVA, des UVB et des UVC), le rayonnement visible, les infrarouges (IR) et les ondes radio.
Filtrés par l'atmosphère, deux tiers de ces rayonnements parviennent jusqu'à la Terre. Les rayonnements cosmiques, les rayons gamma, les rayons X et les UVC incompatibles avec la vie n'atteignent pas sa surface. Parmi les rayonnements qui parviennent jusqu'à nous, seuls les UVA, les UVB, le visible et les infrarouges influent sur l'organisme.
Ces rayonnements ont des effets bénéfiques : les UVB favorisent la synthèse de la vitamine D indispensable à la fixation du calcium sur les os, la lumière visible possède un effet anti-dépressif et les infrarouges ont une action calorifique qui se traduit par une augmentation de la température cutanée (signal d'alarme pour éviter le coup de soleil).
En revanche, en cas de surexposition solaire, les UVA et les UVB peuvent être particulièrement nocifs. À court terme, ils peuvent provoquer des coups de soleil et déclencher des réactions de photosensibilisation (manifestations cutanées pathologiques liées à l'interaction dans la peau d'un agent extérieur et du soleil). Sur de plus longues périodes, UVA et UVB sont responsables de vieillissement cutané et surtout de l'apparition de cancers de la peau. Conclusion : l'abus de soleil est dangereux !


Qu'est-ce que le bronzage ?

Déclenché par essentiellement par les UVB au soleil " naturel ", le bronzage est une réaction d'adaptation, de défense de la peau face à l'agression du soleil, mais il ne constitue pas un bouclier infranchissable. Le fait d'être bronzé protège souvent du coup de soleil mais ne doit pas inciter à poursuivre les expositions de façon immodérée qui, elles, sont responsables des effets à long terme (cancers de la peau).


Pourquoi toutes les peaux ne bronzent-elles pas de la même façon ?

Toutes les peaux ne réagissent pas de la même façon face au rayonnement solaire car chaque individu dispose d'une photosensibilité propre caractérisée par son phototype.


Qu'est-ce qu'un phototype et comment le déterminer ?

Le phototype est la qualité de la réponse d'un sujet à l'action des rayons du soleil. Il existe 6 phototypes déterminés en fonction de la carnation, de la couleur des cheveux, de la présence ou non d'éphélides (taches de rousseur), de la capacité de l'individu à être victime de coups de soleil ou au contraire sa capacité à déclencher un bronzage.

• Phototype I : peau laiteuse (rousse), brûle toujours, ne bronze jamais, très nombreuses taches de rousseur.
• Phototype II : peau claire, brûle toujours, acquiert parfois un léger hâle, nombreuses taches de rousseur.
• Phototype III : peau claire à mate, brûle parfois, bronze toujours (bronzage moyen), quelques taches de rousseur.
• Phototype IV : peau mate, ne brûle jamais, bronze toujours (bronzage foncé), pas de taches de rousseur.
• Phototype V : peau brune, ne brûle jamais, bronze toujours (bronzage très foncé), pas de taches de rousseur.
• Phototype VI : peau noire, ne brûle jamais, pas de taches de rousseur.

Plus votre phototype (phototype III, et surtout phototype I et II) est faible, plus vous devez utiliser un photoprotecteur élevé.


Comment se protéger des méfaits du soleil ?

Il convient de prendre un certain nombre de précautions.
- Évitez les phases d'exposition où le rayonnement du soleil est le plus intense. Plus le soleil est haut dans le ciel, plus le rayonnement ultraviolet est important. En été, en Europe occidentale, cette phase se situe entre 11 et 16 heures.
Plus généralement, il est déconseillé de rester sur la plage la journée entière.
- Utilisez des lunettes de soleil enveloppantes à fort indice anti-UV, un chapeau à large bord et des vêtements amples et, si possible, longs (T-shirts à manches longues et bermuda ou pantalon).
- Ne vous fiez pas à vos impressions. Étant donné que ce sont les infrarouges qui provoquent la sensation de chaleur et non pas les UV, il est tout à fait possible d'être victime d'un coup de soleil sans avoir eu le sentiment de s'exposer inconsidérément.
Un temps couvert n'autorise pas à être moins vigilant par rapport au soleil. En effet, les nuages laissent passer beaucoup plus d'UV que d'infrarouges et de lumière visible. Ainsi la température et la luminosité peuvent baisser sans que les risques liés au rayonnement ultraviolets ne soient réduits.
En montagne, le danger existe même quand les températures sont très basses. En effet, le bouclier constitué par l'atmosphère diminue du fait de l'altitude, donc le soleil est plus agressif (la quantité d'UVB reçue par la peau augmente de 4% par pallier de 300 mètres). De plus, la réverbération sur la neige augmente considérablement les rayonnements ultraviolets parvenant jusqu'à la peau (la neige fraîche peut réfléchir 80% des UV qui l'atteignent).
- Préférez l'ombre au soleil, tout en étant conscient que celle-ci ne constitue pas une protection infranchissable. En effet, l'ombre protège du rayonnement solaire direct mais pas du rayonnement solaire réfléchi par le sol (l'herbe renvoie 3% des UV qui l'atteignent, le sable de 5 à 25%, la neige de 30 à 80% et l'eau de 5 à 90%) et pas du rayonnement solaire diffusé par les particules en suspension dans l'atmosphère (à midi, 30 à 50% des UV reçus sont dus à des rayonnements diffusés par les molécules atmosphériques).
- Si les températures sont élevées, craignez autant le coup de chaleur que le coup de soleil pour votre enfant. Pensez à le faire boire très régulièrement.
- Ne vous exposez jamais après l'application de parfum ou lors de la prise de certains médicaments sans demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
- Ne restez pas plus longtemps au soleil sous prétexte que vous avez appliqué un photoprotecteur d'indice élevé. Le but de ces produits n'est pas d'augmenter le nombre d'heures d'exposition mais de réduire les risques au cours de l'exposition.
- Appliquez régulièrement un photoprotecteur adapté à l'ensoleillement et à votre type de peau (phototype).


Quand et comment appliquer un photoprotecteur ?

Avant l'exposition au soleil, le photoprotecteur doit être appliqué généreusement et de façon homogène sur l'ensemble des zones exposées et particulièrement sur les plus sensibles : oreilles, nez, lèvres, cou, épaules, haut du dos, nuque, arrière des genoux, mollets et pieds. Par la suite, il faut renouveler l'application toutes les deux heures, ou après un bain, ou en cas d'élimination (frottements, essuyages, ...).


Qu'est-ce que le SPF ?

Le Sun Protecting Factor (SPF) ou Facteur de Protection Solaire représente un facteur de temps qui retarde l'apparition d'un coup de soleil dans des conditions standardisées : pour un soleil irradiant des UVB et des UVA et pour une quantité de produit photoprotecteur appliqué sur la peau de 2 mg/cm_.
Si un coup de soleil se déclenche, sans protection, après 15 minutes d'exposition, avec un produit photoprotecteur de SPF 10, il n'apparaîtra qu'au bout de 10 x 15 minutes, c'est-à-dire 150 minutes, dans les mêmes conditions d'exposition.
Le SPF permet de déterminer le pouvoir photoprotecteur d'un produit et donc de choisir une photoprotection adaptée à son phototype et aux conditions d'exposition au soleil.


Les autobronzants protègent-t-ils des dangers du soleil ?

Les autobronzants procurent à la peau un teint hâlé mais ils ne la protégent pas des méfaits du soleil. La coloration de la peau obtenue en appliquant un autobronzant et le bronzage lié à l'exposition au soleil découlent de deux mécanismes qui n'ont rien en commun. L'autobronzant ne stimule pas la production des pigments protecteurs de la peau (mélanines), mais provoque une coloration artificielle. En cas d'application d'un autobronzant, il est donc nécessaire de bien se rincer les mains et les ongles pour éviter toute coloration disgracieuse de ces zones.
Une personne utilisant un autobronzant doit donc absolument appliquer un photoprotecteur quand elle s'expose au soleil.


Comment prolonger son bronzage ?

Avant toute chose, il faut avoir obtenu son bronzage homogène de façon progressive afin que la peau ne pelle pas. Une fois bronzé, il faut continuer à adopter un comportement raisonnable face au soleil et prendre soin de bien hydrater sa peau quotidiennement avec un lait après-soleil.
L'action de ce dernier peut être renforcée par un complément nutritionnel riche en actifs hydratants et prolongateur de bronzage.

Est-il possible de préparer sa peau avant de s'exposer au soleil ?

Quelques semaines avant de vous exposer au soleil, vous pouvez prendre un complément nutritionnel contenant des actifs hydratants et restructurants qui préviennent la sécheresse cutanée et renforcent la fonction barrière.
Ces compléments nutritionnels sont notamment conseillés aux sujets présentant une sensibilité particulière au soleil.


*www.bioderma.com